Eaux

Te souviens-tu de moi ?

Moi, je me souviens de l’eau…

Du ruissellement qui passait sur la peau

contact du nouveau né avec sa mère


Et qu’y avait-il de plus important ?

L’eau du premier silence

ou l’être vers lequel d’amour je m’élance ?

J’ai choisi ma voie, ce qui fait tout mon malheur…


J’ai perdu ma muse que j’ai lâchée

Mais l’eau, je ne peux l’oublier

N’est elle pas là, tout près

prête à me parler ?


L’eau ruisselle sur mon corps

et m’enivre la voie du Docteur B.

Souvenir intarissable de la mère

une voie qui vous ramène au port


Où irais-je pour retrouver ce souvenir ?

Pourquoi l’ai-je oublié ?

Il dors près de mon âme…

Il ne s’est pas envolé


Ne te cache pas, l’Évangile se montre à toi

Ne te dérobe pas, à la porte frappe

car tout près il se tient

Celui qui vient


Pourquoi écouté-je ainsi pétrifié ?


C’est la musique douce qui me berce

Et rien ne puis plus me troubler

Le chant d’alouette a résonné


Pourquoi écouté-je en être aimé ?


Moi, j’écoute pour entendre des sons nouveaux

décembre 2024 – J.P. Timebars

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